...à moins que ce ne soit le jeu vidéo qui devienne de l'art ? En plus de devenir l'une des destinations cultes du World Wide Web, ce projet de fin de cursus s'est en effet exposé dans d'authentiques galeries. Samorost reste néanmoins un pur jeu d'aventure, Myst-like intriguant fait de bricolages végétaux et d'objets de récupération. Une expérience sensuelle et, qui plus est, gratuite.

Noël est venu puis reparti, et les (beaux) restes du dîner ne sont pas encore terminés qu'une sorte de blues post-fête s'installe déjà. Le flot de sorties jeu vidéo s'est tari depuis plusieurs semaines. La plupart des magazines en ligne américains ont fermé leurs portes, signalant le démarrage d'une semaine de calme plat. Mais pas question de se laisser abattre. C'est le moment idéal pour revenir sur des titres plus anciens comme, par exemple, Lego Star Wars (en occase, 20$ seulement chez le Gamestop du coin), passé complètement sous le radar alors que World of Warcraft bouffait encore toutes mes journées. Ou terminer un jeu laissé de côté parce qu'il était inhumainement difficile, à l'instar de Spartan Total Warrior. Les idées ne manquent pas.

Accessoirement, on peut ? un peu au hasard ? passer une demi-heure sur Samorost. A la base le projet de fin de cursus d'un étudiant tchèque en arts, cette aventure interactive se retrouve sur Internet et devient rapidement l'une des destinations cultes du World Wide Web. Certains la qualifient alors "d'art game", un terme finalement très approprié puisque, selon Edge, Samorost sera exposé dans certaines galeries. Mais contrairement à d'autres exercices esthétiques du même genre, on a affaire là à un vrai jeu en pointez-cliquez. En plus des énigmes à résoudre, il s'agit avant tout, à l'instar de Myst, d'une expérience sensuelle où chaque clic de souris déclenche un son, une animation. Et surtout, il y a tout un imaginaire à découvrir, univers miniature de récup' où les vieilles boîtes de conserve deviennent des vaisseaux spatiaux et les souches d'arbre, des planètes.

Succès oblige, un second volet de Samorost a récemment vu le jour. Plus cohérent, doté d'un scénario plus étoffé, il marque également la première tentative de commercialisation de la série. En effet, seul le premier chapitre est jouable en ligne ; le second est donné en l'échange d'une contribution de 9.90 dollars (un petit peu plus de 8 euros). La difficulté semble également avoir été un peu relevée. D'ailleurs, si quelqu'un avait une solution à l'énigme du puits et des trois valves...