Sur les deux jeux que nous a montré J Allard, Malice est le plus impressionnant. Oddworld : Munch's Oddysee est certes très bien réalisé, mais on sent qu'il provient d'une autre console, la PlayStation 2. Malice, est une production complètement originale, et dont le moteur baptisé "Shadow Caster" a été conçu pour tirer parti de la puissance de la Xbox. Et ça se voit ! Les décors possèdent des textures très fines et détaillées, mais le plus impressionnant sont les effets de bump mapping.
Argonaut en a abusé, et il y en a aussi bien sur les décors que sur les personnages. Ainsi, le robot qui fait bien quatre fois la taille de notre héroïne & #8211; Malice & #8211; a une armure en métal brossé, les tuyauteries et gouttières métalliques qui constituent le niveau jouable ont une surface irrégulière, et les murs de briques possèdent de vrais interstice entre chaque brique. Pour rendre l'ensemble plus vivant, les décors sont rouillés ou salis, avec des textures très appropriées.
Mais le tour de force, est indiscutablement la gestion des ombres, d'où le nom du moteur d'Argonaut : Shadow Caster pour générateur d'ombres ! Les ombres sont calculées en temps réel par rapport aux sources de lumière, comme dans un logiciel d'images de synthèse. Lorsque les personnages se déplacent, leur ombre les imitent. Bien que ce ne soit pas la première fois que nous voyons cet effet calculé en temps réel dans un jeu (Shenmue le gère également de fort belle manière), la précision et la douceur de ces dernières nous ont bluffées. On sent que nous sommes sur une nouvelle génération de machine, tant la limite entre scènes cinématiques en synthèse et 3D temps réel est infime
Pour le reste, Malice est un jeu de plate-forme assez classique, qui se distingue par son humour ! L'héroïne dispose d'un énorme marteau qui lui permet d'écraser ses ennemis ou d'ouvrir des brèches dans le sol ! Elle peut aussi s'en servir comme rouleau compresseur. L'humour est omniprésent et très décalé, voire cruel : les cafards répandent leur sang verdâtre sous les coups de butoir, le robot géant s'enfonce la tête dans les épaules à chaque fois que celle-ci rencontre les tuyauteries au-dessus de lui, etc. !
Impressionnant et bien réalisé pour l'instant, il ne nous a pas été possible d'y jouer, nous ne nous prononcerons donc pas sur la jouabilité de Malice. Autre inconvénient : le jeu tournait à partir d'un kit de développement Xbox, qui selon J Allard "représente, en l'état, seulement 20% de la puissance de la console définitive". Mouais entre discours marketing et démonstration convaincante, nous dirons que la vérité est entre les deux. Malice préfigure bien ce que va être la Xbox : une machine qui "crache" du polygone, applique de nombreux effets en temps réel (dont le fameux bump mapping pour le relief), le tout sans aucun défaut d'affichage (pour l'instant en tout cas). Malice fait montre d'une chose : Argonaut est parvenu a créer un jeu techniquement impressionnant en très peu de temps, la concurrence ne peut pas en dire autant. Il est temps de s'en inquiéter
Shadow Caster & nbsp;: c'est le nom du moteur d'Argonaut et qui anime Malice. Ses fonctionnalités sont nombreuses et plutôt impressionnantes. Il gère des textures en haute-résolution, donc très fines, ainsi que le bump mapping (relief des textures) et les ombres calculées en temps réel. Le tout avec des éclairages dynamiques et colorés, eux-mêmes générateurs d'ombres projetées. Le résultat se passe de tout commentaire !
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