Grosse étape pour Sony puisque la nouvelle console du constructeur est enfin disponible chez les revendeurs, japonais pour le moment. Un lancement aussi frénétique que prévu même si c'est dans les semaines à venir que le constructeur devra réellement faire ses preuves.
Après des mois de doutes (concernant les stocks, les problèmes de fabrication éventuels, les capacités de la machine, etc.), Sony a enfin atteint une étape cruciale de la saga Playstation 3 en lançant la machine au Japon, samedi dernier. L'évènement s'est déroulé exactement comme prévu : longues queues devant les magasins, excitation et – chez les revendeurs les plus importants en tout cas – stocks épuisés quelques heures seulement après l'ouverture.
Car avec des quantités estimées entre 80.000 et 100.000 machines selon les sources, la demande ne pouvait qu'excéder très largement l'offre. Pour rappel, la très grande majorité des 200.000 PSP japonaises livrées initialement en 2004 s'était elle aussi vendue en quelques heures, et presque un million de Playstation 2 avaient trouvé preneur deux jours après le lancement de mars 2000. Ken Kutaragi, président de Sony Computer Entertainment, s'est néanmoins dit "très content que tant de gens aient fait la queue". Devant la plupart des grands magasins de matériel électronique, on comptait facilement plusieurs centaines de personnes, certaines d'entre elles attendant depuis le vendredi après-midi l'ouverture des portes le samedi matin. Certaines enseignes ont sélectionné les acheteurs via un système de tombola, ce qui n'est pas sans rappeler la situation à laquelle nous avions assisté aux Etats-Unis pour le lancement de la Playstation 2.
La taille réduite du line-up logiciel (cinq titres en tout et pour tout) n'a visiblement pas dissuadé les acheteurs. Selon un sondage effectué par le magazine ITMedia, et rapporté par Next Generation, c'est Ridge Racer 7 qui s'est révélé le plus populaire avec 30% des suffrages. Suivent : Resistance : Fall of Man avec 25% (un chiffre plus qu'honorable pour un jeu d'action en vue subjective et occidental) et Gundam: Target in Sight avec 24%. Le nouveau Genji, lui, n'obtient que 5%. Côté matériel, c'est bien entendu le modèle supérieur, équipé d'un disque dur de 60 Go, qui fut le plus plébiscité, même si, pénurie oblige, toutes les consoles, quelles que soient leur version, ont disparu des étalages. On notera que malgré la politique de prix libre accordée aux revendeurs, la machine en question pouvait se trouver aux alentours raisonnables des 60.000 yen, soit 510 dollars. Les américains, eux, paieront 599 dollars et les européens, 599 euros (770 dollars).
Malgré la frénésie apparente et les quelques bousculades, quelques articles attirent l'attention sur la relative modestie de l'évènement. Le magazine Next Generation, par exemple, trouve ainsi à ce lancement un "petit air tranquille [...], comme si la pénurie dont on a largement parlé avait dissuadé la plupart des consommateurs japonais de faire la queue." Ailleurs, un joueur, interviewé par le magazine Spong, dit avoir de "bien pires" souvenirs du lancement de la Playstation 2. "La console était moins chère et les stocks étaient plus importants, si bien que tout le monde avait fait le déplacement," se rappelle-t-il. La certaine discrétion dont a fait preuve Sony en matière de marketing y serait, selon Gamespot, également pour quelque chose. "Bien que [le constructeur] ait mis en place de nombreux panneaux publicitaires dans les gares et ait diffusé une série de spots TV aux heures de grande écoute, la campagne n'a réellement démarré qu'il y a une semaine," explique le magazine.
Sachant les stocks limités, Sony a peut-être cherché volontairement à limiter la portée de l'évènement. Le véritable test, du coup, sera de savoir si le constructeur peut réapprovisionner rapidement et efficacement, tout en commençant à alimenter le marché américain à partir de la fin de la semaine et en préparant la sortie européenne, prévue peut-être pour mars. Un challenge évident, d'autant plus que la fabrication a déjà connu d'importants retards, mais Sony reste optimiste, prévoyant 100.000 machines par semaine sur le territoire japonais et s'accrochant à son objectif des deux millions de consoles dans le monde d'ici la fin de l'année, avec six millions d'ici la fin mars 2007.
Car avec des quantités estimées entre 80.000 et 100.000 machines selon les sources, la demande ne pouvait qu'excéder très largement l'offre. Pour rappel, la très grande majorité des 200.000 PSP japonaises livrées initialement en 2004 s'était elle aussi vendue en quelques heures, et presque un million de Playstation 2 avaient trouvé preneur deux jours après le lancement de mars 2000. Ken Kutaragi, président de Sony Computer Entertainment, s'est néanmoins dit "très content que tant de gens aient fait la queue". Devant la plupart des grands magasins de matériel électronique, on comptait facilement plusieurs centaines de personnes, certaines d'entre elles attendant depuis le vendredi après-midi l'ouverture des portes le samedi matin. Certaines enseignes ont sélectionné les acheteurs via un système de tombola, ce qui n'est pas sans rappeler la situation à laquelle nous avions assisté aux Etats-Unis pour le lancement de la Playstation 2.
La taille réduite du line-up logiciel (cinq titres en tout et pour tout) n'a visiblement pas dissuadé les acheteurs. Selon un sondage effectué par le magazine ITMedia, et rapporté par Next Generation, c'est Ridge Racer 7 qui s'est révélé le plus populaire avec 30% des suffrages. Suivent : Resistance : Fall of Man avec 25% (un chiffre plus qu'honorable pour un jeu d'action en vue subjective et occidental) et Gundam: Target in Sight avec 24%. Le nouveau Genji, lui, n'obtient que 5%. Côté matériel, c'est bien entendu le modèle supérieur, équipé d'un disque dur de 60 Go, qui fut le plus plébiscité, même si, pénurie oblige, toutes les consoles, quelles que soient leur version, ont disparu des étalages. On notera que malgré la politique de prix libre accordée aux revendeurs, la machine en question pouvait se trouver aux alentours raisonnables des 60.000 yen, soit 510 dollars. Les américains, eux, paieront 599 dollars et les européens, 599 euros (770 dollars).
Malgré la frénésie apparente et les quelques bousculades, quelques articles attirent l'attention sur la relative modestie de l'évènement. Le magazine Next Generation, par exemple, trouve ainsi à ce lancement un "petit air tranquille [...], comme si la pénurie dont on a largement parlé avait dissuadé la plupart des consommateurs japonais de faire la queue." Ailleurs, un joueur, interviewé par le magazine Spong, dit avoir de "bien pires" souvenirs du lancement de la Playstation 2. "La console était moins chère et les stocks étaient plus importants, si bien que tout le monde avait fait le déplacement," se rappelle-t-il. La certaine discrétion dont a fait preuve Sony en matière de marketing y serait, selon Gamespot, également pour quelque chose. "Bien que [le constructeur] ait mis en place de nombreux panneaux publicitaires dans les gares et ait diffusé une série de spots TV aux heures de grande écoute, la campagne n'a réellement démarré qu'il y a une semaine," explique le magazine.
Sachant les stocks limités, Sony a peut-être cherché volontairement à limiter la portée de l'évènement. Le véritable test, du coup, sera de savoir si le constructeur peut réapprovisionner rapidement et efficacement, tout en commençant à alimenter le marché américain à partir de la fin de la semaine et en préparant la sortie européenne, prévue peut-être pour mars. Un challenge évident, d'autant plus que la fabrication a déjà connu d'importants retards, mais Sony reste optimiste, prévoyant 100.000 machines par semaine sur le territoire japonais et s'accrochant à son objectif des deux millions de consoles dans le monde d'ici la fin de l'année, avec six millions d'ici la fin mars 2007.
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