Peu de temps après la sortie du fantastique Okami aux Etats-Unis, Capcom annonce la fermeture du studio développeur, jugé peu rentable. Une mauvaise nouvelle, à l'évidence, mais déjà les rumeurs de reformation, indépendante celle-là, circulent. L'espoir subsiste.
[MAJ du 13/10/06] Next Generation confirme que trois des têtes pensantes de l'ex-Clover Studios ont effectivement quitté Capcom. Atsushi Inaba et Hideki Kamiya, respectivement producteur d'Okami et responsable de la série Devil May Cry, sont actuellement "à la recherche d'un nouveau challenge" tandis que Shinji Mikami, créateur de la série Resident Evil, ne continue à travailler avec l'éditeur japonais que dans le cadre d'un contrat spécifique.
Pas vraiment le meilleur moyen de démarrer sa journée à 5 heures du matin, fraîchement débarqué de l'aéroport international de Denver et jetlagged à mort. "Clover Studios ferme ses portes" peut-on lire partout chez la presse en ligne américaine, alors qu'une armée de fans tout à fait inconsolables établit la nécrologie du développeur. Clover Studios, donc, tu nous as donné quelques-uns des jeux les plus originaux et les plus excentriques de cette génération, des aventures cinématographiques de Viewtiful Joe au récent comico-beat'em all God Hand (loin de faire l'unanimité chez la critique, soyons juste). Entre les deux, il y eut le chef d'œuvre incontestable Okami, sorti récemment aux Etats-Unis et dont on aura amplement l'occasion de reparler sur Overgame d'ici la sortie française, programmée pour février 2007.
Pourquoi, mais pourquoi donc, un studio capable d'un tel exploit (s'élever au niveau de l'immense Zelda sans jamais trébucher et tout en imposant sa propre identité) se retrouve-t-il du jour au lendemain sans éditeur fixe ? Officiellement, c'est Capcom, dont Clover dépend à 100%, qui a pris la décision. "Clover Studio Co., Ltd. a réussi le pari de développer des titres originaux à la fois uniques et créatifs," commence par reconnaître le communiqué de presse officiel. La suite est un pur exemple de discours corporate, tournant autour du pot comme une anguille en lâchant des mots tels que "business strategy", "concentrer les ressources" et "améliorer l'efficacité du groupe entier Capcom". Pas besoin de faire un dessin : cette fameuse originalité que réclament critiques et joueurs pointus paie rarement les loyers, et un Resident Evil 5 vaudra toujours mieux qu'un Killer 7 dans les résultats trimestriels, même si la version américaine d'Okami a atteint jusqu'à maintenant des chiffres de vente "très respectables" selon le magazine Next Generation. Ce qui a motivé les joueurs les plus militants, piqués au vif par une telle injustice, à ressortir la vieille vérité de la vision à court terme des éditeurs, des politiques de licences et de suites à outrance qui tuent à petit feu le médium.
On ne leur donnera pas tort, c'est certain, mais la vérité est peut-être plus complexe que ce que ce communiqué sévère laisse entendre. Le blog jeu vidéo du magazine Wired révèle ainsi via une source anonyme que l'équipe Clover veut en fait couper le cordon avec Capcom pour créer son propre studio indépendant. L'article va même jusqu'à suggérer que c'est cette volonté de liberté qui aurait précipité la fermeture officielle du studio, laquelle sera effective le 31 mars 2007. Une théorie finalement pas si farfelue : avec un succès critique tel qu'Okami dans son portfolio, le staff a peut-être senti le moment venu de voler de ses propres ailes. Le fin fond de l'affaire, de toute façon, reste insondable, mais l'espoir subsiste : celui de voir l'esprit Clover, à défaut du nom, refaire surface. Croisons les doigts.
Pas vraiment le meilleur moyen de démarrer sa journée à 5 heures du matin, fraîchement débarqué de l'aéroport international de Denver et jetlagged à mort. "Clover Studios ferme ses portes" peut-on lire partout chez la presse en ligne américaine, alors qu'une armée de fans tout à fait inconsolables établit la nécrologie du développeur. Clover Studios, donc, tu nous as donné quelques-uns des jeux les plus originaux et les plus excentriques de cette génération, des aventures cinématographiques de Viewtiful Joe au récent comico-beat'em all God Hand (loin de faire l'unanimité chez la critique, soyons juste). Entre les deux, il y eut le chef d'œuvre incontestable Okami, sorti récemment aux Etats-Unis et dont on aura amplement l'occasion de reparler sur Overgame d'ici la sortie française, programmée pour février 2007.
Pourquoi, mais pourquoi donc, un studio capable d'un tel exploit (s'élever au niveau de l'immense Zelda sans jamais trébucher et tout en imposant sa propre identité) se retrouve-t-il du jour au lendemain sans éditeur fixe ? Officiellement, c'est Capcom, dont Clover dépend à 100%, qui a pris la décision. "Clover Studio Co., Ltd. a réussi le pari de développer des titres originaux à la fois uniques et créatifs," commence par reconnaître le communiqué de presse officiel. La suite est un pur exemple de discours corporate, tournant autour du pot comme une anguille en lâchant des mots tels que "business strategy", "concentrer les ressources" et "améliorer l'efficacité du groupe entier Capcom". Pas besoin de faire un dessin : cette fameuse originalité que réclament critiques et joueurs pointus paie rarement les loyers, et un Resident Evil 5 vaudra toujours mieux qu'un Killer 7 dans les résultats trimestriels, même si la version américaine d'Okami a atteint jusqu'à maintenant des chiffres de vente "très respectables" selon le magazine Next Generation. Ce qui a motivé les joueurs les plus militants, piqués au vif par une telle injustice, à ressortir la vieille vérité de la vision à court terme des éditeurs, des politiques de licences et de suites à outrance qui tuent à petit feu le médium.
On ne leur donnera pas tort, c'est certain, mais la vérité est peut-être plus complexe que ce que ce communiqué sévère laisse entendre. Le blog jeu vidéo du magazine Wired révèle ainsi via une source anonyme que l'équipe Clover veut en fait couper le cordon avec Capcom pour créer son propre studio indépendant. L'article va même jusqu'à suggérer que c'est cette volonté de liberté qui aurait précipité la fermeture officielle du studio, laquelle sera effective le 31 mars 2007. Une théorie finalement pas si farfelue : avec un succès critique tel qu'Okami dans son portfolio, le staff a peut-être senti le moment venu de voler de ses propres ailes. Le fin fond de l'affaire, de toute façon, reste insondable, mais l'espoir subsiste : celui de voir l'esprit Clover, à défaut du nom, refaire surface. Croisons les doigts.
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