Moins de deux semaines après la démo jouable du salon E for All, le titre se prend un trimestre supplémentaire pour réaliser ses ambitions d'universalité et de perfection. Une tâche complexe – et un projet crucial, aussi bien pour Konami que pour Sony.
Le titre, que l'on ne peut désormais plus qualifier de "très attendu" sans se rendre coupable du plus ridicule des euphémismes, était préalablement prévu pour le début de l'année 2008. Konami a cependant annoncé hier que la sortie de Metal Gear Solid 4 avait été repoussée au second trimestre, promettant plus de détails sur la date précise "aussi tôt que possible." L'éditeur / développeur n'a cité aucune raison spécifique pour justifier sa décision autre que le besoin de continuer à améliorer la qualité du jeu et d'offrir une "expérience passionnante pour un plus grand nombre de joueurs partout dans le monde."
C'est cette dernière phrase, en particulier, qui semble avoir provoqué le plus d'interrogations, ravivant les vieilles rumeurs d'un Metal Gear Solid 4 multiplateformes, alimentées il y a quelques mois par les responsables de Konami eux-mêmes. Beaucoup interprètent en effet la référence au "plus grand nombre de joueurs" comme une allusion au développement d'une version supplémentaire du titre, le plus souvent espérée sur Xbox 360. L'éventualité, cependant, est peu probable, après l'apparition symbolique d'Hideo Kojima durant la dernière conférence E3 Sony et la nouvelle mention, hier, de la Playstation 3 comme seule machine sur laquelle est prévu le titre, du moins dans un premier temps.
Il est en revanche plus plausible que cette fameuse phrase fasse allusion à un désir affiché de la part de Konami de rendre le jeu plus accessible pour une plus grande variété de joueurs. Metal Gear Solid 4, en effet, est le premier épisode de la série développé à la fois pour les publics japonais et occidentaux, entre autres via à l'inclusion de l'américain Ryan Payton dans l'équipe. Dans une interview accordée à Gamasutra il y a deux semaines, le producteur assistant racontait comment il avait initié une équipe très majoritairement nippone aux spécificités de titres tels que Gears of War ou Bioshock. "Mr. Kojima reconnaît qu'il a toujours été entouré de collaborateurs 100% japonais jusque là, expliquait-il par ailleurs au site Ripten. Il est donc normal que le jeu plaise plus aux japonais, ou qu'il soit plus adapté à ce public en termes de mécanismes de contrôle et d'équilibrage du jeu. C'est l'une des raisons pour lesquelles il m'a embauché il y a deux ans et demi, pour apporter un point de vue inédit au studio et à l'équipe." Selon lui, la version internationale de Metal Gear Solid 4 sera différente de la version japonaise, aussi bien en termes de difficulté que de style de jeu.
On imagine donc la difficulté du travail du travail d'équilibrage et, en ce sens, ce n'est peut-être pas un hasard si le report de la sortie du titre est annoncé une quinzaine de jours à peine après le salon américain E for All, considéré comme le remplaçant du défunt E3. C'est en effet durant celui-ci que les joueurs américains avaient eu pour la première fois l'occasion de s'essayer à une démo jouable du titre, à l'instar de ce que Konami avait proposé aux otaku durant le Tokyo Game Show à la fin du mois de septembre. Les réactions à cette épreuve du feu semblent avoir été globalement positives, même si Payton, qui reconnait avoir pris cinq pages de notes sur les impressions des joueurs durant le TGS, a remarqué que le titre encourageait malgré lui certaines tendances indésirables. "Parce que l'on vous donne toutes ces armes géniales, parce qu'il y a un système de visée par-dessus l'épaule, et parce que les sensations sont excellentes avec la vibration, les joueurs tuent tous les soldats qu'ils rencontrent, confiait-il chez Kotaku. Nous voulons être sûrs que les joueurs comprennent qu'il y a un équilibre. Certaines parties du jeu vont demander de la discrétion et il ne sera pas possible de foncer dans le tas arme au poing. C'est toujours un Metal Gear."
Et le dernier épisode de la série se doit visiblement d'être parfait, à la mesure des enjeux colossaux qui reposent désormais sur lui. Suite à l'annonce du report du jeu, hier, l'action Konami a perdu 6.8% de sa valeur, la plus grosse baisse connue par la société depuis décembre 2003. Quant à l'importance de Metal Gear Solid 4 dans le portfolio Sony, elle n'est désormais plus à prouver ; nombreux sont ceux qui présentent le titre comme l'une des seules véritables killer apps Playstation 3, au même rang que le futur Final Fantasy XIII ou que Halo 3 pour la Xbox 360. Une killer app dont le constructeur a désormais un besoin urgent s'il espère rattraper la très large avance prise par les concurrents Microsoft et Nintendo. "Il y a une très grosse pression sur nos épaules, confirmait Payton chez Joystiq. Si le jeu est un échec, ça va non seulement être un problème pour Konami, mais également pour Sony et le jeu vidéo japonais en général."
C'est cette dernière phrase, en particulier, qui semble avoir provoqué le plus d'interrogations, ravivant les vieilles rumeurs d'un Metal Gear Solid 4 multiplateformes, alimentées il y a quelques mois par les responsables de Konami eux-mêmes. Beaucoup interprètent en effet la référence au "plus grand nombre de joueurs" comme une allusion au développement d'une version supplémentaire du titre, le plus souvent espérée sur Xbox 360. L'éventualité, cependant, est peu probable, après l'apparition symbolique d'Hideo Kojima durant la dernière conférence E3 Sony et la nouvelle mention, hier, de la Playstation 3 comme seule machine sur laquelle est prévu le titre, du moins dans un premier temps.
Il est en revanche plus plausible que cette fameuse phrase fasse allusion à un désir affiché de la part de Konami de rendre le jeu plus accessible pour une plus grande variété de joueurs. Metal Gear Solid 4, en effet, est le premier épisode de la série développé à la fois pour les publics japonais et occidentaux, entre autres via à l'inclusion de l'américain Ryan Payton dans l'équipe. Dans une interview accordée à Gamasutra il y a deux semaines, le producteur assistant racontait comment il avait initié une équipe très majoritairement nippone aux spécificités de titres tels que Gears of War ou Bioshock. "Mr. Kojima reconnaît qu'il a toujours été entouré de collaborateurs 100% japonais jusque là, expliquait-il par ailleurs au site Ripten. Il est donc normal que le jeu plaise plus aux japonais, ou qu'il soit plus adapté à ce public en termes de mécanismes de contrôle et d'équilibrage du jeu. C'est l'une des raisons pour lesquelles il m'a embauché il y a deux ans et demi, pour apporter un point de vue inédit au studio et à l'équipe." Selon lui, la version internationale de Metal Gear Solid 4 sera différente de la version japonaise, aussi bien en termes de difficulté que de style de jeu.
On imagine donc la difficulté du travail du travail d'équilibrage et, en ce sens, ce n'est peut-être pas un hasard si le report de la sortie du titre est annoncé une quinzaine de jours à peine après le salon américain E for All, considéré comme le remplaçant du défunt E3. C'est en effet durant celui-ci que les joueurs américains avaient eu pour la première fois l'occasion de s'essayer à une démo jouable du titre, à l'instar de ce que Konami avait proposé aux otaku durant le Tokyo Game Show à la fin du mois de septembre. Les réactions à cette épreuve du feu semblent avoir été globalement positives, même si Payton, qui reconnait avoir pris cinq pages de notes sur les impressions des joueurs durant le TGS, a remarqué que le titre encourageait malgré lui certaines tendances indésirables. "Parce que l'on vous donne toutes ces armes géniales, parce qu'il y a un système de visée par-dessus l'épaule, et parce que les sensations sont excellentes avec la vibration, les joueurs tuent tous les soldats qu'ils rencontrent, confiait-il chez Kotaku. Nous voulons être sûrs que les joueurs comprennent qu'il y a un équilibre. Certaines parties du jeu vont demander de la discrétion et il ne sera pas possible de foncer dans le tas arme au poing. C'est toujours un Metal Gear."
Et le dernier épisode de la série se doit visiblement d'être parfait, à la mesure des enjeux colossaux qui reposent désormais sur lui. Suite à l'annonce du report du jeu, hier, l'action Konami a perdu 6.8% de sa valeur, la plus grosse baisse connue par la société depuis décembre 2003. Quant à l'importance de Metal Gear Solid 4 dans le portfolio Sony, elle n'est désormais plus à prouver ; nombreux sont ceux qui présentent le titre comme l'une des seules véritables killer apps Playstation 3, au même rang que le futur Final Fantasy XIII ou que Halo 3 pour la Xbox 360. Une killer app dont le constructeur a désormais un besoin urgent s'il espère rattraper la très large avance prise par les concurrents Microsoft et Nintendo. "Il y a une très grosse pression sur nos épaules, confirmait Payton chez Joystiq. Si le jeu est un échec, ça va non seulement être un problème pour Konami, mais également pour Sony et le jeu vidéo japonais en général."
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