Inspiré d'un classique du jeu Flash japonais, un étudiant de 25 ans livre un hommage inventif mélangeant le célèbre whack-a-mole, la bonne humeur de Katamari Damacy et la bande-son délicieusement surannée d'un porno soft japonais des 60's. Exotique et chic.
C'est grâce à un butinage paresseux sur les hautement recommandables Kotaku ou Rock Paper Shotgun que l'on découvre parfois quelques perles éphémères, chefs d'œuvre mineurs n'ayant d'autre ambition que de proposer quelques minutes de divertissement avant de disparaître, remplacés par la next big thing indie. La sensation du jour s'appelle donc Doeo, une production Flash de Marcus/Raitendo, étudiant en journalisme de 25 ans coincé entre la course au diplôme tout proche et deux boulots à temps partiels – et, apparemment, parlant couramment le japonais. Le principe du jeu est ultra-simple : une sorte de whack-a-mole où l'on ne whackerait rien du tout puisqu'il suffit de passer le curseur de la souris sur les Doeos pour les faire disparaître, le tout dans une atmosphère visuelle et musicale évoquant la fantaisie colorée de Katamari Damacy. Plus que le gameplay lui-même, cependant, le plaisir devient vite de s'émerveiller de l'inventivité de l'auteur, faisant jaillir les Doeos des endroits les plus incongrus, un exercice atteignant des sommets d'absurdité dans le troisième niveau.
Doeo est cependant l'arbre qui masque la forêt ou, en l'occurrence, la production de Takahiro Miyazawa, lui aussi développeur indépendant de jeux Flash et tête pensante de la team SKT. Depuis six ans, l'équipe a à son actif une multitude de jeux et de projets dont Magnet 2, aventures improbables puzzle/action d'un lapin à tête d'aimant, ou le site web officiel japonais d'EXIT, le puzzle game élégant de Taito sur PSP, DS et Live Arcade. Raitendo ne le cache pas ; Doeo est très largement inspiré (un "hommage" dit-il) de Moai no Su, peut-être le titre de Miyazawa le plus connu dans son pays natal. En plus d'avoir eu les honneurs d'une apparition à la télévision japonaise, le modeste jeu Flash fut en 2006 l'un des quatre lauréats des Japan Game Awards, catégorie indie. Les Moia, ces fameuses statues des îles de Pâques, servirent ensuite d'inspiration pour deux autres titres (Tower of Moia et Turning Moai) mais avec, toujours, un fil conducteur : un certain goût de l'absurde (apparitions de crabes géants, par exemple) et un petit côté Intervilles nippon, évoquant les pitreries hilarantes dont sont capables les japonais lorsqu'ils sont invités dans certains shows télé. Moai no Su lui-même connut un remake en mars 2007 offrant un plus grand écran de jeu et quelques niveaux supplémentaires.
Pourquoi donc jouer à Doeo, concède lui-même Marcus ? Outre l'avantage de pouvoir bénéficier de textes en anglais (tous les titres de SKT sont en japonais), l'étudiant se dit particulièrement fier de son approche des niveaux de difficulté. Certains joueurs apprécient le style artistique, ce thème récurrent sympathique et écolo célébrant la victoire de la verdure et de l'insouciance sur le béton, les gratte-ciels et les présidents-directeurs généraux. D'autres sont séduits par les choix musicaux. Le saviez-vous ? La bande-son du premier niveau est apparemment tirée d'un film érotique soft japonais des années 60. Voilà une expérience qui vaut bien quelques minutes de son temps.
Doeo est cependant l'arbre qui masque la forêt ou, en l'occurrence, la production de Takahiro Miyazawa, lui aussi développeur indépendant de jeux Flash et tête pensante de la team SKT. Depuis six ans, l'équipe a à son actif une multitude de jeux et de projets dont Magnet 2, aventures improbables puzzle/action d'un lapin à tête d'aimant, ou le site web officiel japonais d'EXIT, le puzzle game élégant de Taito sur PSP, DS et Live Arcade. Raitendo ne le cache pas ; Doeo est très largement inspiré (un "hommage" dit-il) de Moai no Su, peut-être le titre de Miyazawa le plus connu dans son pays natal. En plus d'avoir eu les honneurs d'une apparition à la télévision japonaise, le modeste jeu Flash fut en 2006 l'un des quatre lauréats des Japan Game Awards, catégorie indie. Les Moia, ces fameuses statues des îles de Pâques, servirent ensuite d'inspiration pour deux autres titres (Tower of Moia et Turning Moai) mais avec, toujours, un fil conducteur : un certain goût de l'absurde (apparitions de crabes géants, par exemple) et un petit côté Intervilles nippon, évoquant les pitreries hilarantes dont sont capables les japonais lorsqu'ils sont invités dans certains shows télé. Moai no Su lui-même connut un remake en mars 2007 offrant un plus grand écran de jeu et quelques niveaux supplémentaires.
Pourquoi donc jouer à Doeo, concède lui-même Marcus ? Outre l'avantage de pouvoir bénéficier de textes en anglais (tous les titres de SKT sont en japonais), l'étudiant se dit particulièrement fier de son approche des niveaux de difficulté. Certains joueurs apprécient le style artistique, ce thème récurrent sympathique et écolo célébrant la victoire de la verdure et de l'insouciance sur le béton, les gratte-ciels et les présidents-directeurs généraux. D'autres sont séduits par les choix musicaux. Le saviez-vous ? La bande-son du premier niveau est apparemment tirée d'un film érotique soft japonais des années 60. Voilà une expérience qui vaut bien quelques minutes de son temps.
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