Désireux de diversifier son portfolio et de s'ouvrir plus avant vers l'Occident, le géant du jeu de rôle japonais se propose de racheter le créateur de Ninja Gaiden et de Dead or Alive, toujours en pleines difficultés légales après la démission récente de son PDG.
La proposition, qualifiée d'amicale par Square Enix, prévoit le rachat d'une majorité d'actions Tecmo au prix de 920 yens par action (environ 5.75 euros), soit 30% de plus que le cours pré-annonce au 28 août dernier. Selon les termes du contrat, le créateur de Ninja Gaiden et de Dead or Alive deviendrait ainsi une filiale de Square Enix Holdings, maintenant sa structure administrative actuelle et conservant le droit d'utiliser la marque Tecmo, un statut similaire à celui dont jouit actuellement Taito. Cette dernière avait été rachetée par le géant du jeu de rôle japonais à la fin de l'été 2005. Square Enix elle-même était née en 2003 de la fusion de Square Co. et d'Enix Corporation, créateurs respectifs des blockbusters nippons Final Fantasy et Dragon Quest.
Ce nouveau mouvement de consolidation intervient peu de temps après la création de l'entité Activision Blizzard, fusion avec la division jeu vidéo de Vivendi Universal, et alors qu'Electronic Arts semble avoir (temporairement ?) abandonné son projet d'OPA hostile sur Take Two, après s'y être cassé les dents pendant toute la première moitié d'année. Outre la nécessité de faire face à une compétition de plus en plus féroce de la part des grands éditeurs de jeu vidéo et des grands groupes de l'industrie du divertissement, Square Enix explique également son offre en invoquant la fameuse crise japonaise du développement à laquelle beaucoup (parmi lesquels Kojima, Miyamoto ou Mikami) ont déjà fait allusion. "Désormais, l'industrie japonaise du jeu vidéo n'est plus aussi centrale qu'elle l'était auparavant, a déclaré Yoichi Wada, président de Square Enix, durant une conférence de presse. La bataille se joue désormais au niveau global".
Pour le responsable, l'acquisition de Tecmo va permettre à la société de bénéficier de nouvelles ouvertures vers l'Occident et de complémenter son portfolio, saturé de jeux de rôle, avec des titres plus orientés action. Un communiqué diffusé hier indique d'ailleurs que Ninja Gaiden II a dépassé le million d'unités vendues dans le monde, plus de 412.000 d'entre elles ayant été écoulées sur le seul territoire américain. En mai dernier, Yoichi Wada confiait son intention de porter le taux de jeux vendus en Occident à 80% de sa production totale, contre 50% actuellement.
Pour Tecmo, cette opération pourrait permettre à la société de tirer enfin un trait sur un imbroglio légal ayant démarré en juin dernier avec le départ de Tomonobu Itagaki, designer-vedette du studio. Celui-ci avait alors déposé plainte pour bonus impayés, vite suivi par un groupe d'employés réclamant le paiement d'heures supplémentaires dues, une affaire dont les multiples rebondissements avaient été suivis par Kotaku et qui avait culminé il y a une dizaine de jours par la démission de Yoshimi Yasuda, PDG de Tecmo, officiellement pour "raisons personnelles". Cette dernière n'aurait eu aucune influence sur les projets de rachat de Square Enix, aurait déclaré Yoichi Wada durant la conférence de presse, même si le responsable, en guise de clin d'œil aux actionnaires, ne cache pas son inquiétude quant à l'avenir du studio. "Vu la situation dans laquelle est Tecmo actuellement, nous ne sommes pas optimistes concernant le futur de cette ressource importante," avertit de manière assez transparente le communiqué de Square Enix.
Le créateur de Ninja Gaiden et de Dead or Alive a jusqu'au 4 septembre pour accepter cette offre, après quoi celle-ci sera retirée a déclaré Square Enix.
Ce nouveau mouvement de consolidation intervient peu de temps après la création de l'entité Activision Blizzard, fusion avec la division jeu vidéo de Vivendi Universal, et alors qu'Electronic Arts semble avoir (temporairement ?) abandonné son projet d'OPA hostile sur Take Two, après s'y être cassé les dents pendant toute la première moitié d'année. Outre la nécessité de faire face à une compétition de plus en plus féroce de la part des grands éditeurs de jeu vidéo et des grands groupes de l'industrie du divertissement, Square Enix explique également son offre en invoquant la fameuse crise japonaise du développement à laquelle beaucoup (parmi lesquels Kojima, Miyamoto ou Mikami) ont déjà fait allusion. "Désormais, l'industrie japonaise du jeu vidéo n'est plus aussi centrale qu'elle l'était auparavant, a déclaré Yoichi Wada, président de Square Enix, durant une conférence de presse. La bataille se joue désormais au niveau global".
Pour le responsable, l'acquisition de Tecmo va permettre à la société de bénéficier de nouvelles ouvertures vers l'Occident et de complémenter son portfolio, saturé de jeux de rôle, avec des titres plus orientés action. Un communiqué diffusé hier indique d'ailleurs que Ninja Gaiden II a dépassé le million d'unités vendues dans le monde, plus de 412.000 d'entre elles ayant été écoulées sur le seul territoire américain. En mai dernier, Yoichi Wada confiait son intention de porter le taux de jeux vendus en Occident à 80% de sa production totale, contre 50% actuellement.
Pour Tecmo, cette opération pourrait permettre à la société de tirer enfin un trait sur un imbroglio légal ayant démarré en juin dernier avec le départ de Tomonobu Itagaki, designer-vedette du studio. Celui-ci avait alors déposé plainte pour bonus impayés, vite suivi par un groupe d'employés réclamant le paiement d'heures supplémentaires dues, une affaire dont les multiples rebondissements avaient été suivis par Kotaku et qui avait culminé il y a une dizaine de jours par la démission de Yoshimi Yasuda, PDG de Tecmo, officiellement pour "raisons personnelles". Cette dernière n'aurait eu aucune influence sur les projets de rachat de Square Enix, aurait déclaré Yoichi Wada durant la conférence de presse, même si le responsable, en guise de clin d'œil aux actionnaires, ne cache pas son inquiétude quant à l'avenir du studio. "Vu la situation dans laquelle est Tecmo actuellement, nous ne sommes pas optimistes concernant le futur de cette ressource importante," avertit de manière assez transparente le communiqué de Square Enix.
Le créateur de Ninja Gaiden et de Dead or Alive a jusqu'au 4 septembre pour accepter cette offre, après quoi celle-ci sera retirée a déclaré Square Enix.
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20.11.2008
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