L'éditeur parle de limiter le piratage mais un certain nombre de sites (dont Forbes ou ZDNet) questionnent l'efficacité de la méthode, voire suggèrent que celle-ci pourrait avoir l'effet inverse de celui escompté. Côté joueurs, le mouvement de contestation continue.
Selon un communiqué envoyé à plusieurs publications, dont Gamasutra, la méthode de protection anti-copie utilisée pour Spore ou Mass Effect ne serait pas différente de celles utilisées pour les générations précédentes de titres. "Le système de base n'a pas changé, explique un porte-parole d'Electronic Arts. Nous sommes simplement passés d'un schéma utilisant le média physique, nécessitant une authentification et la présence du disque dans le lecteur à chaque lancement, à un schéma d'authentification unique via Internet." Celui-ci ajoute que le nombre d'utilisateurs éventuellement susceptibles d'être concernés par les limitations mises en place est négligeable : selon les statistiques de l'éditeur, 77% des personnes ayant installé le Creature Creator (lancé seul en juin dernier) l'auraient activé sur une seule machine, moins de 25% l'auraient activé sur plusieurs, et 1% seulement aurait tenté de dépasser la limite des trois machines. Le porte-parole conclut en comparant le système de protection à celui utilisé par le populaire service iTunes, lequel ne permet de copier sa musique que sur un nombre limité d'ordinateurs.
L'argumentaire de l'éditeur semble cependant peu convaincre la presse plus généraliste, qui s'est récemment fait écho de l'affaire. "Au contraire d'iTunes, qui impose une limite de cinq machines sur la plupart des morceaux musicaux et des films téléchargés, il n'y a pas ici de moyen d'ajouter des machines supplémentaires ou de retirer de vieilles machines de son quota d'activations via Internet, remarque le site TechCrunch, partenaire du Washington Post. Il faut appeler. Ca n'est pas flexible." Forbes, de son côté, se fait inhabituellement critique. "Comment mesurer l'échec des mécanismes anti-copie utilisés par les développeurs de logiciels ? lance le magazine. Dans le cas de Spore, il suffit de compter le nombre de pirates". Selon la société Big Champagne, spécialiste statistique des réseaux peer-to-peer, la version déprotégée du jeu aurait été téléchargée illégalement plus de 170.000 fois en 10 jours. D'autres sources placent ce chiffre aux alentours des 500.000. "C'est énorme, même pour un titre immensément populaire", confirme le PDG de Big Champagne ; pour lui, les limitations imposées par Electronic Arts ont pu, aux antipodes de l'effet recherché, encourager les pirates. "En téléchargeant ce torrent, vous faites savoir à Electronic Arts que les gens n'acceptent pas ce genre de protection anti-copie draconienne", écrit par exemple un utilisateur du site de partage The Pirate Bay cité par Forbes. Un bloggeur du site ZDNet avance lui que le DRM de Spore pourrait "tuer le jeu PC". "Non seulement cette affaire rend les gens méfiants vis-à-vis de l'acte d'achat, elle rend également le grand public conscient du fait qu'à peu près tous les contenus numériques peuvent être téléchargés gratuitement sur Internet en quelques clics de souris", estime-t-il.
Les utilisateurs, eux, semblent toujours aussi mobilisés. La section commentaires de Spore sur Amazon.com (qui avait d'ailleurs brièvement disparu vendredi dernier à cause d'un "problème technique") totalise actuellement 2.141 avis négatifs et les joueurs expriment désormais leur mécontentement à l'intérieur même de la Sporepedia, via l'éditeur de créatures. Nouveau cheval de bataille ? Une restriction récemment découverte interdisant la création de plusieurs comptes (pour plusieurs membres d'une même famille par exemple) à partir d'une même copie du jeu, alors que le manuel mentionne explicitement cette fonctionnalité. Electronic Arts parle d'une "faute d'impression" mais certains joueurs avancent d'autres théories. "Ca n'a rien à voir avec le piratage, écrit un lecteur du site Kotaku. C'est pour empêcher la revente du jeu."
L'argumentaire de l'éditeur semble cependant peu convaincre la presse plus généraliste, qui s'est récemment fait écho de l'affaire. "Au contraire d'iTunes, qui impose une limite de cinq machines sur la plupart des morceaux musicaux et des films téléchargés, il n'y a pas ici de moyen d'ajouter des machines supplémentaires ou de retirer de vieilles machines de son quota d'activations via Internet, remarque le site TechCrunch, partenaire du Washington Post. Il faut appeler. Ca n'est pas flexible." Forbes, de son côté, se fait inhabituellement critique. "Comment mesurer l'échec des mécanismes anti-copie utilisés par les développeurs de logiciels ? lance le magazine. Dans le cas de Spore, il suffit de compter le nombre de pirates". Selon la société Big Champagne, spécialiste statistique des réseaux peer-to-peer, la version déprotégée du jeu aurait été téléchargée illégalement plus de 170.000 fois en 10 jours. D'autres sources placent ce chiffre aux alentours des 500.000. "C'est énorme, même pour un titre immensément populaire", confirme le PDG de Big Champagne ; pour lui, les limitations imposées par Electronic Arts ont pu, aux antipodes de l'effet recherché, encourager les pirates. "En téléchargeant ce torrent, vous faites savoir à Electronic Arts que les gens n'acceptent pas ce genre de protection anti-copie draconienne", écrit par exemple un utilisateur du site de partage The Pirate Bay cité par Forbes. Un bloggeur du site ZDNet avance lui que le DRM de Spore pourrait "tuer le jeu PC". "Non seulement cette affaire rend les gens méfiants vis-à-vis de l'acte d'achat, elle rend également le grand public conscient du fait qu'à peu près tous les contenus numériques peuvent être téléchargés gratuitement sur Internet en quelques clics de souris", estime-t-il.
Les utilisateurs, eux, semblent toujours aussi mobilisés. La section commentaires de Spore sur Amazon.com (qui avait d'ailleurs brièvement disparu vendredi dernier à cause d'un "problème technique") totalise actuellement 2.141 avis négatifs et les joueurs expriment désormais leur mécontentement à l'intérieur même de la Sporepedia, via l'éditeur de créatures. Nouveau cheval de bataille ? Une restriction récemment découverte interdisant la création de plusieurs comptes (pour plusieurs membres d'une même famille par exemple) à partir d'une même copie du jeu, alors que le manuel mentionne explicitement cette fonctionnalité. Electronic Arts parle d'une "faute d'impression" mais certains joueurs avancent d'autres théories. "Ca n'a rien à voir avec le piratage, écrit un lecteur du site Kotaku. C'est pour empêcher la revente du jeu."
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