Death Rally

death rally cover

Youpi ! Le retour du come-back de Super Sprint & Super Cars sur nos écrans ! En l’occurence il s’agit d’une version plus brutale, les armes à feu et autres mines pouvant faire partie des options de votre véhicule. Pour les nouveaux-nés, Super Sprint était un jeu d’Atari dans lequel 4 voitures prenaient part à des courses. Le jeu se déroulait sur le même écran pour tous les joueurs, ceux ci voyant la piste comme un jeu d’automobile miniature similaire aux ‘circuits 24’ de notre enfance.

Bref, pour fêter les 25 ans d’OverGame, voici à nouveau un article qui nous revient tout droit de la première édition de 1996.

Death Rally, développé par Remedy Entertainment (une petit boîte Finlandaise qui semble fort sympathique), publié par Apogee et distribué par GT interactive (excusez du peu) est donc un jeu de course automobile, vu de haut, avec de jolis effets 3D. Je reviendrai sur ces effets un peu plus tard.

death rally menu

Au début d’une partie, vous démarrez avec la voiture de base, ressemblant à s’y méprendre à une Volkswagen VW, équipée de pneus similaires à des savonnettes et d’un moteur Solex. Au fur et à mesure que les courses se déroulent et que le joueur encaisse des gains, il est possible d’équiper sa voiture de meilleurs pneus, d’un moteur digne de ce nom et surtout de blindage!

Car, si vous avez choisi l’option ‘weapons’ au moment de commencer la partie, chaque course tiendra plus de la ruée vers l’or que d’une aimable partie de bingo à la salle des fêtes municipale.

A tel point que les créateurs du jeu ont instauré un délai de deux secondes compté au début de chaque course pendant lequel il est impossible d’ouvrir le feu sur vos comparses.

Le principe du genre est respecté : quatre voitures prennent le départ à chaque course, et des prix ne sont attribués qu’aux trois premiers arrivants.

Souvent, le nombre de participant se réduit de manière dramatique et la piste est jonchée de voitures en feu… dans ce cas le survivant a droit à toutes les félicitations de la Mort en personne, cette dernière étant ravie d’ignorer le chômage. Pour fêter ça, elle n’hésite pas à vous verser une prime conséquente.

De même, si vous faites partie des trois premiers d’une course et que votre véhicule est intact à l’arrivée, un spectateur vous fera partager les enjeux qu’il aura parié sur vous.

Bref, il existe divers moyen de s’enrichir, certains étant plus malhonnête que d’autres. Ainsi, il vous sera parfois proposé des contrats : participez à la destruction de tel joueur ou ramassez de bizarres pilules au bord de la piste, et votre pécule augmentera d’autant. Alors que si vous gagnez trois courses de suite, votre sponsor vous donnera quelques billets de plus.

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Les primes données aux arrivants dépendent du type de circuit choisi au début de chaque course : il en existe trois : facile, moyen et dur. La progression de la difficulté se fait par la qualité de vos opposants. Au niveau le plus dur ceux ci disposent de bolides qui laisseraient pantois Jacques Calvet (encore qu’en y repensant ce dernier serait peut être aussi étonné des performances de la VW mentionnée plus haut).

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Mais que faire de tout cet argent durement gagné ? Les joueurs efficaces auront la possibité d’acheter des véhicules de plus en plus rapides et puissants, donc de pouvoir courir sur les circuits les plus durs, mais dont le coût de réparation et les options augmenteront de manière significative. Car certaines courses laisseront votre véhicule dans un état tel que reprendre la route sans le réparer ne vous laissera guère de chance de continuer.

Avant de prendre le départ, vous pouvez aussi acheter au marché noir de quoi distraire vos adversaires : sabotage, mines à larguer sur la piste (attention, vous risquez vous même de les percuter!), griffes de métal placées sur le pare-choc avant ou encore une fusée placée à l’arrière de votre voiture et qui vous donnera une accélération tellement forte qu’elle endommagera votre véhicule.

Et pendant la course, divers bonus apparaissent : des clefs à molette pour réparer votre machine, de nouvelles munitions pour votre mitrailleuse ou des recharges pour votre turbo.

Il y aura donc des joueurs meilleurs que d’autres, et c’est la tout l’intérêt du jeu en solo : à chaque course ou vous finissez placé, vous gagnez des points et progressez au classement général. Le but du jeu en solo étant d’être le premier au classement général et de rencontrer « l’Adversaire », le « joueur-ultime-super-bon » piloté par la machine.

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Comme on le voit, le jeu est très ouvert et surtout très bien fini : il est même possible de choisir la couleur de la peinture de sa voiture.

Quand aux effets 3D évoqués plus haut, ceux-ci se produisent sur les parties hautes du relief : si votre voiture fait le tour d’un palmier, celui-ci sera vu avec quelques degrés d’angle différents et cela donnera de la profondeur à la visualisation du jeu.

Cependant ces effets seront plus appréciés par les gens qui regarderont par dessus votre épaule que par vous même, car la concentration nécessaire au jeu empêche le coureur de profiter lui même de ces effets visuels, ce qui est un peu paradoxal!

Il faut aussi noter que contrairement à son ancêtre Super Sprint, un seul joueur peut opérer à partir du même ordinateur. Sur Atari ST on pouvait joueur à quatre : deux sur le clavier et deux avec des manettes de jeu par exemple. Or dans le cas de Death Rally, l’écran se déplace pour suivre la voiture du joueur car la piste est bien plus grande que l’écran. Il faut donc un PC par participant et jouer en réseau lorsque l’on veut se mesurer avec ses futurs ex-copains. La version complète autorise quatre joueurs en réseau.

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Concernant la jouabilité, celle-ci est excellente. Death Rally apparait comme un jeu très facile d’accès (on pilote sa voiture au clavier et il est possible de redéfinir les touches de commandes selon ses goûts), et dont le déroulement peut être facilement maitrisé (on peut sauver sa partie entre chaque course). Donc parfait pour ceux qui apprécient de tels jeux mais qui ne disposent pas de grandes périodes de temps pour jouer. D’autre part le jeu est très progressif : on commence avec des adversaires relativement facile à battre et il est amusant d’avoir à froisser de la tôle contre des coureurs de plus en plus rapides et implacables. Le public à qui Death Rally est susceptible de plaire devrait donc être assez large.

Par contre, l’intelligence des joueurs machines est assez limitée, et si ceux ci savent parfois éviter les mines, on trouve, au bout d’une heure de jeu, des tactiques qui leur sont fatales. Ainsi, si un de vos opposant a explosé contre une mine à un endroit, il y a de très forte chance qu’en en redéposant une au même endroit, elle soit aussi efficace que la précédente.

De plus, si l’ordinateur dispose de voitures qui semblent toujours un plus plus rapide que la vôtre, vous reprenez beaucoup de terrain dans les virages.

En ce qui concerne le son, celui-ci est très bon : crissements de pneus, mitraillage et klaxons pimentent des morceaux de musiques qui sont déjà très bons : quand le feu passe au vert au départ d’une course, le rythme de la musique et la vitesse du jeu vous scotchent à l’écran immédiatement.

Ultimes différences entre la version Shareware et la version complète: une présentation en 3D animée très jolie. Cependant aucune scène cinématique n’est ajoutée au cours de la partie. Par contre la version complète offre beaucoup plus de véhicules et un choix de circuits beaucoup plus large (on passe de 6 à 19).

Bernard.

Amandine Carpentier
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