L’éditeur parisien a trouvé un repreneur in extremis. Les salariés devraient conserver leur emploi et les projets en développement seront menés à terme.

Cryo revient de loin. Le Tribunal de Commerce de Paris avait en effet prononcé mardi 1er octobre la liquidation judiciaire de Cryo Interactive. L’éditeur parisien s’était toutefois vu ordonner la poursuite de son activité pendant 15 jours. Une ordonnance exceptionnelle pour une société de la taille de Cryo, ce type de traitement étant généralement réservé aux grosses sociétés, afin qu’elles puissent échelonner dans le temps les licenciements.

Ce sursis a permis à un nouveau repreneur de proposer un plan de reprise qui a cette fois-ci été accepté par le Tribunal de Commerce de Paris le 15 octobre. Deux autres plans de reprise avaient été refusés avant la mise en liquidation judiciaire.

Le repreneur est une holding canadienne, créée pour l’occasion. Son fondateur n’est autre que Richard Wah Kan, ancien Président de Dream Catcher, la filiale américaine de Cryo. Richard Wah Kan conserve ainsi la direction de Dream Catcher, et obtient celle de Cryo. Selon les termes du plan de reprise, tous les salariés encore présents dans l'entreprise devraient conserver leur emploi, à l’exception de Jean Martial Lefranc, PDG de Cryo, qui a quitté ses fonctions.

Les stratégies du groupe n’ont pas encore été finalisées, mais selon le délégué du personnel de Cryo, tous les jeux en cours de développement seront menés à terme. Leurs dates de sorties devraient toutefois souffrir d’un léger retard.