Tout le monde en parle – et pour cause : les ventes tutoient, semble-t-il, les records et l'enthousiasme critique atteint des sommets, propulsant le titre dans le club très fermé des Halo 3 ou Oblivion. Tout un symbole, selon le créateur du jeu.
Ce matin, passage à l'ambassade des Etats-Unis pour un renouvellement de visa. Derrière la vitre pare-balles du guichet, un jeune officier consulaire s'avouant fan de jeu vidéo engage la conversation. "Vous avez essayé Braid ? lance-t-il de but en blanc. C'est vraiment fantastique". Pas Metal Gear Solid 4, pas Soul Calibur IV, pas World of Warcraft ; Braid, pur jeu indépendant au budget modeste et que l'on croyait confiné au milieu arty jeu vidéo, s'invite sans prévenir dans une conversation de la vie de tous les jours. Incroyable, à priori, mais depuis sa sortie sur le Xbox Live Arcade la semaine dernière, le titre n'a effectivement pas cessé de faire parler de lui – et de battre des records.
Selon les estimations de VGChartz, Braid se serait ainsi vendu aux environs de 28.000 copies en trois jours, devenant ainsi le second démarrage le plus rapide pour un jeu Live Arcade derrière Geometry Wars 2 (48.000 copies en trois jours). Même s'il semble contester la méthodologie utilisée par le site, Jonathan Blow, le créateur, concède néanmoins que ces chiffres sont "proches de la réalité". Avec une note moyenne de 93% chez Metacritic, calculée sur un échantillon respectable de 25 tests (pour des publications aussi diverses que 1Up, Gamespot, Eurogamer ou Edge), Braid est par ailleurs devenu le jeu Live Arcade le mieux noté depuis le lancement du service. A vrai dire, le titre s'est même désormais installé dans le top 10 général des jeux Xbox 360 les plus plébiscités par la critique, aux côtés de blockbusters tels que Call of Duty 4, Halo 3, Guitar Hero II ou Rock Band.
Une performance remarquable, donc, pour un nouvel univers complètement inconnu du public et un jeu vendu 1.200 points Microsoft (14.40€), soit 400 points (4.80€) de plus que la très grande majorité des titres Xbox Live Arcade. Mais pour Blow, le phénomène a avant tout valeur de symbole. En particulier, le créateur voit dans le succès de Braid la preuve qu'un titre indépendant réalisé avec un budget modeste peut se mesurer à des superproductions dont le coût se compte facilement en dizaines de millions de dollars. Et que, peut-être, le vent du changement est en train de se lever. "Jusque-là, il semble que l'on a toujours comparé les jeux indépendants à des expériences amusantes, mais pas à des vrais jeux, déclare-t-il sur son blog personnel. Et peut-être que c'est en train de changer. Et peut-être que certains des développeurs indépendants qui font des clones pas cher de jeux PopCap [NDR : l'un des leaders du jeu vidéo casual] réaliseront que si, au lieu de cela, ils se lancent dans quelque chose d'intéressant et de différent et d'important pour les gens, leur travail sera récompensé".
En attendant de savoir si, effectivement, Braid s'imposera comme une étape pour une reconnaissance plus grand public du jeu vidéo indépendant, Jonathan Blow garde un œil sur des questions plus terre à terre. Si les ventes du titre sont effectivement "étonnamment bonnes", le créateur aurait encore besoin de "beaucoup plus" pour rentrer dans ses frais (qu'il détaille d'ailleurs ici). Une version PC est "absolument prévue cette année", a-t-il rappelé lors d'une interview avec le site canadien GameFocus, et une version Playstation 3 via Playstation Network "pourrait voir le jour dans le futur" une fois la période d'exclusivité limitée Xbox 360 terminée, offrant des sources de revenus supplémentaires à l'auteur (le service WiiWare est, en revanche, exclus). Plus que tout, c'est sur un très bon bouche à oreille que peut actuellement compter Blow ; selon VGChartz, le phénomène pourrait résulter en une augmentation de 20 à 40% des ventes la semaine prochaine. "Les perspectives sont bonnes, estime l'auteur. Si Braid continue à se vendre, je pourrais avoir les moyens de développeur mon prochain jeu." Prochain jeu qui ne devrait rien à voir avec Braid. "Je me fiche de savoir à combien d'exemplaires il se vendra – je ne lui donnerais pas de suite," confirmait-il il y a peu au magazine Gamasutra.
Selon les estimations de VGChartz, Braid se serait ainsi vendu aux environs de 28.000 copies en trois jours, devenant ainsi le second démarrage le plus rapide pour un jeu Live Arcade derrière Geometry Wars 2 (48.000 copies en trois jours). Même s'il semble contester la méthodologie utilisée par le site, Jonathan Blow, le créateur, concède néanmoins que ces chiffres sont "proches de la réalité". Avec une note moyenne de 93% chez Metacritic, calculée sur un échantillon respectable de 25 tests (pour des publications aussi diverses que 1Up, Gamespot, Eurogamer ou Edge), Braid est par ailleurs devenu le jeu Live Arcade le mieux noté depuis le lancement du service. A vrai dire, le titre s'est même désormais installé dans le top 10 général des jeux Xbox 360 les plus plébiscités par la critique, aux côtés de blockbusters tels que Call of Duty 4, Halo 3, Guitar Hero II ou Rock Band.
Une performance remarquable, donc, pour un nouvel univers complètement inconnu du public et un jeu vendu 1.200 points Microsoft (14.40€), soit 400 points (4.80€) de plus que la très grande majorité des titres Xbox Live Arcade. Mais pour Blow, le phénomène a avant tout valeur de symbole. En particulier, le créateur voit dans le succès de Braid la preuve qu'un titre indépendant réalisé avec un budget modeste peut se mesurer à des superproductions dont le coût se compte facilement en dizaines de millions de dollars. Et que, peut-être, le vent du changement est en train de se lever. "Jusque-là, il semble que l'on a toujours comparé les jeux indépendants à des expériences amusantes, mais pas à des vrais jeux, déclare-t-il sur son blog personnel. Et peut-être que c'est en train de changer. Et peut-être que certains des développeurs indépendants qui font des clones pas cher de jeux PopCap [NDR : l'un des leaders du jeu vidéo casual] réaliseront que si, au lieu de cela, ils se lancent dans quelque chose d'intéressant et de différent et d'important pour les gens, leur travail sera récompensé".
En attendant de savoir si, effectivement, Braid s'imposera comme une étape pour une reconnaissance plus grand public du jeu vidéo indépendant, Jonathan Blow garde un œil sur des questions plus terre à terre. Si les ventes du titre sont effectivement "étonnamment bonnes", le créateur aurait encore besoin de "beaucoup plus" pour rentrer dans ses frais (qu'il détaille d'ailleurs ici). Une version PC est "absolument prévue cette année", a-t-il rappelé lors d'une interview avec le site canadien GameFocus, et une version Playstation 3 via Playstation Network "pourrait voir le jour dans le futur" une fois la période d'exclusivité limitée Xbox 360 terminée, offrant des sources de revenus supplémentaires à l'auteur (le service WiiWare est, en revanche, exclus). Plus que tout, c'est sur un très bon bouche à oreille que peut actuellement compter Blow ; selon VGChartz, le phénomène pourrait résulter en une augmentation de 20 à 40% des ventes la semaine prochaine. "Les perspectives sont bonnes, estime l'auteur. Si Braid continue à se vendre, je pourrais avoir les moyens de développeur mon prochain jeu." Prochain jeu qui ne devrait rien à voir avec Braid. "Je me fiche de savoir à combien d'exemplaires il se vendra – je ne lui donnerais pas de suite," confirmait-il il y a peu au magazine Gamasutra.
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