21 septembre 2021

Barbarian : J’en ai perdu la tête

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Il existe bien des jeux-vidéo qui nous occupèrent de nombreuses après-midi en compagnie de nos meilleurs amis mais finalement peu où le but était de leur couper la tête un maximum de fois, Barbarian était de ceux-là.

Barbarian, the Ultimate Warrior – ou Death Sword en version US – n’était certainement pas une bombe technique, le jeu ne disposait que d’un écran, sans aucun scrolling, où s’affrontaient simplement 2 guerriers dans un combat à l’épée. Cependant niveau jouabilité, design et surtout animation ce jeu était une révolution.

L’animation des guerriers était vraiment admirable et surtout très variée. Coups de pieds, coups de tête, coups de défense, nombreuses attaques dont la célèbre décapitation de l’adversaire qui nous menait, ai-je à le préciser, à la victoire d’office, avant qu’un petit gecko vert vienne faire le ménage en shootant dans la tête du malheureux adversaire 😉

Me concernant, il fallut attendre Prince of Persia, qui inspirera sans aucun doute bien plus tard la série Assassin’s Creed, pour que je sois à nouveau bluffé par une telle fluidité dans les animations de mouvements sur un Amstrad CPC, n’oublions pas que nous parlons ici d’une machine tournant à 4 MHz avec seulement 64 Ko de mémoire !

Le thème musical de Richard Joseph nous plongeait parfaitement dans l’ambiance de Conan le Barbare, film qui fit découvrir Arnold Schwarzenegger et ses gros biceps au public, et dont Barbarian s’est clairement inspiré. Il composa plus tard pour les Bitmaps Brothers et l’équipe de Sensible (Canon Fodder, Sensible Soccer).

Il est bien sûr impossible de rédiger un billet sur Barbarian sans évoquer Maria Whittaker, playmate anglaise sur-gonflée de l’époque, qui ornait la jaquette du jeu et dont un affriolant poster – bon on va pas se mentir, cela n’était pas MyPornMotion non plus – était offert dans la boite du jeu. L’équipe du site Uplike m’en parlait encore dernièrement et nul ne doute que cela a clairement contribué au succès du jeu chez la population masculine pré-pubère !

Le jeu était développé et édité par Palace Software à qui l’on doit également la série Cauldron et une suite qui porte simplement le nom de Babarian II, plus axée exploration-action et beaucoup moins addictif.

Le jeu fut disponible sur d’autres machines (Atari, ZX Spectrum, Amiga, C64,) mais Barbarian et l’Amstrad CPC furent si liés que même Amstrad en fit un argument de vente dans de nombreuses publicités où le célèbre Crocodile, mascotte du constructeur, était grimé en barbare.

Galerie de Barbarian

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